En janvier 2019, on pourra réserver sa e-consultation sur le site Doctolib, dont 60 000 médecins sont déjà partenaires.

C’était prévisible. « Inventer l’hôpital et le cabinet médical de demain », telle était l’ambition de Stanislas Niox-Chateau, « dès le départ en 2013 », lorsqu’il a fondé le site Doctolib. Cinq ans plus tard, la start-up se lance dans la télémédecine. « On proposera à partir de janvier 2019 un service de téléconsultations », révèle au Parisien – Aujourd’hui en France son président fondateur, qui inaugure ce jeudi matin le plus grand centre français de recherche en e-santé.

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Avec 20 millions de visites par mois et 60 000 médecins connectés, Doctolib, qui a racheté en juillet Mondocteur, son principal concurrent, et impose petit à petit son agenda en ligne dans les hôpitaux, est devenu incontournable dans la santé.
Un groupe de travail avec 500 professionnels de santé

Si on n’a pas vu Doctolib s’afficher sur la ligne de départ des télé consultations le 15 septembre dernier, date de leur prise en charge par l’assurance maladie, c’est simplement « parce que nous y travaillons tranquillement : je ne veux pas d’une pratique marchande de la télémédecine », justifie le patron de 31 ans, qui emploie désormais 650 salariés.

« 500 professionnels de santé réfléchissent actuellement avec nous pour créer le bon concept et les bons outils afin d’offrir le meilleur service », précise cet ancien champion de tennis.

« Doctolib permettra la prise de rendez-vous en ligne, sur smartphone ou sur ordinateur, aux heures choisies par le patient, avec tous les types de praticiens, du généraliste aux spécialistes en passant par les chirurgiens-dentistes, travaillant en ville ou à l’hôpital », détaille Stanislas Niox-Chateau.

Pour cela, il peut s’appuyer sur la force de frappe que représente son réseau de médecins traitants et spécialistes installés dans les territoires ou dans des structures de proximité, telles que les maisons pluridisciplinaires ou centres de santé.
Des téléconsultations remboursées

« On veut respecter le parcours de soins du patient », explique encore Stanislas Niox-Chateau. Une stratégie qui, assure-il, « garantira sur tout le territoire une prise en charge à 100 % des consultations par l’assurance maladie et les complémentaires santé, puisque nous respectons les règles arrêtées » par le texte de référence qui définit ce que doivent être la télémédecine et les conditions de sa prise en charge. Un marché évalué à 2,2 milliards d’euros en 2020.

Et les projets de Doctolib ne s’arrêtent pas là. Déjà présente en Allemagne, où 2000 médecins utilisent son agenda en ligne, la plateforme compte offrir aux patients d’outre-Rhin le même service de télémédecine dès 2019. « Nous serons alors la première plateforme européenne de e-santé en Europe », s’enthousiasme déjà le président de l’entreprise.

Source : www.leparisien.fr

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